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98 : Remarques du Premier ministre Begin à l’aéroport Ben-Gourion à son retour des États-Unis, le 20 décembre 1977

Le Premier ministre Begin revient en Israël avec un soutien fort pour les négociations de paix de la part des responsables américains et de la communauté juive. De bonnes nouvelles sont à venir ! #Begin #Israël

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VOLUMES 4-5 : 1977-1979
 
98. Remarques du Premier ministre Begin à l’aéroport Ben-Gourion à son retour des États-Unis, le 20 décembre 1977

Sur le chemin du retour en Israël depuis Washington, Le Premier ministre Begin a fait une halte de quelques heures en Angleterre pour informer le Premier ministre Callaghan de son plan de paix. Il a également rencontré un représentant spécial du président français Valéry Giscard d’Estaing pour informer le gouvernement français des propositions d’Israël. De retour en Israël, M. Begin a annoncé qu’il se rendrait à Ismaïlia le 25 décembre. Le 20 décembre, le ministre de la Défense Weizman s’est rendu en Égypte pour des discussions avec le ministre de la Guerre Gamasy et le lendemain avec le président Sadat. Texte des remarques de M. Begin :

P.M. : J’ai apporté un bon plan avec moi d’Israël en Amérique et ce que je ramène des États-Unis en Israël, ce sont de bonnes nouvelles.

Notre plan a reçu un soutien puissant des États-Unis, du président, qui a déclaré qu’il constituerait une base équitable pour des négociations de paix, du président et de ses conseillers – le secrétaire d’État et d’autres, ainsi que le sénateur Humphrey – cet ami engagé d’Israël – et les sénateurs Jackson, Stone, Javits – les leaders du parti républicain au Sénat, ainsi que de la majorité de la Chambre des représentants, ainsi que de l’ancien président des États-Unis, M. Gerald Ford, et de l’ancien secrétaire d’État, Dr. Kissinger.

En ce qui concerne la communauté juive, le président de l’Union des présidents, le rabbin Dr. Schindler, m’a dit, après avoir étudié le plan, qu’une fois qu’il serait rendu public, il obtiendrait le soutien de quatre-vingt-quinze pour cent de la communauté juive.

J’ai eu des discussions à Chequers avec M. Callaghan, le Premier ministre britannique, et il est sur le point de publier une déclaration aujourd’hui indiquant que nos propositions constituent une base équitable pour des négociations de paix, menant à la paix. M. François Poncet a été envoyé à Londres par le président français, et je l’ai également rencontré à Chequers. Nous apprendrons quelle est la position française dans les jours à venir.

Je demanderai qu’une session du cabinet soit convoquée jeudi et que la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset se réunisse vendredi. Dimanche, je partirai pour Ismaïlia afin de rencontrer le président Sadat.

La visite sera une visite de travail. Ce n’est pas la visite de retour au Caire avec un discours devant le Parlement égyptien qui m’a été promise par le président égyptien et qui, selon ce qu’il m’a dit, aura lieu.

Je tiens à souligner que notre programme n’est pas secret, que tout sera publié en temps voulu, tant depuis le podium de la Knesset que devant le public. Le problème de la publication est une question de timing. Je ne pouvais pas très bien me rendre chez le président des États-Unis avec un programme qu’il avait déjà lu dans la presse avant mon arrivée à Washington. De même, il serait impensable de se rendre à Ismaïlia avec un plan que le président Sadat aurait déjà lu par l’intermédiaire d’une des agences de presse ou de journaux. C’est une question de dignité humaine, de tact.

C’est pourquoi nous n’avons pas encore publié le plan. Il y a des rumeurs à son sujet ainsi que des malentendus qui seront dissipés dans un très court laps de temps, une fois que tous les détails du plan seront connus du public.

Nous maintenons maintenant un rythme rapide dans les négociations : elles doivent être rapides car c’est le moment propice pour faire la paix au Moyen-Orient.

Il n’y a plus de doute que l’Égypte et Israël veulent et sont intéressés à obtenir la paix.

Nous recherchons une paix globale au Moyen-Orient, non seulement avec l’Égypte mais aussi avec nos autres voisins. Cela ne sera pas compromis même si des traités de paix sont signés les uns après les autres avec certains intervalles de temps, à condition qu’il soit clair que si, par exemple, l’Égypte propose de signer un traité de paix avant que nous venions négocier avec la Syrie – cela ne signifiera pas la fin du processus mais plutôt son début et qu’à la suite d’un traité de paix entre Israël et l’Égypte, des traités de paix sont signés avec les autres voisins d’Israël. C’est l’intention et l’objectif des deux États – l’Égypte et Israël – d’atteindre une paix globale au Moyen-Orient.

Dimanche, jour de Noël, je partirai pour Ismaïlia, mais j’ai demandé aux membres du gouvernement américain ainsi qu’à ceux de la Grande-Bretagne et de la France quelle serait l’attitude des chrétiens face au fait que le président Sadat et moi nous rencontrions le jour de Noël, et ils ont tous dit que ce serait une excellente chose si c’était l’effort pour la paix qui était promu ce jour-là.

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