Syrie : 782 enfants kurdes enlevés par l’EI, le monde reste silencieux
Le tissu moral de la communauté internationale ne se déchire pas, il s’est effiloché. Alors que les dirigeants mondiaux prononcent des discours policés sur la sainteté de la vie et la doctrine du « plus jamais ça », un crime sombre et systématique contre l’humanité est perpétré dans les régions accidentées de Syrie. Les victimes ? 782 enfants et jeunes filles kurdes. Les ravisseurs ? L’ombre ressurgissante de l’EI. La réponse ? Un silence assourdissant, honteux et absolu.
Alors que nous avançons en 2026, le monde aime prétendre que le « califat » n’est qu’un cauchemar du passé. Mais pour 782 familles de Rojava et d’ailleurs, le cauchemar est une réalité vivante. Ces enfants ne se sont pas perdus dans le brouillard de la guerre ; ils ont été ciblés, arrachés à leurs lits et entraînés dans l’abîme de l’endoctrinement extrémiste et de l’esclavage.

Le Miroir d’Octobre : Une étude de l’empathie sélective
Pour comprendre la profondeur de l’injustice actuelle, il faut se souvenir de la réaction mondiale à la catastrophe du 7 octobre 2023. Ce jour-là, le monde a été témoin d’une attaque brutale contre des civils par un groupe terroriste extrémiste. À l’époque, le choc a débordé dans les rues d’Europe. La solidarité était le mot d’ordre. Des manifestations de masse ont rempli les places de Londres, Paris et Berlin. La conscience mondiale semblait éveillée.
Mais aujourd’hui, alors que le même type de terreur extrémiste cible des civils druzes, alaouites, chrétiens et kurdes en Syrie, le silence est glaçant. Où sont les marches pour les filles de Kobané ? Où sont les sessions d’urgence pour les enfants des Peshmergas ?
La catastrophe se répète, image par image, crime par crime. Les victimes sont toujours des civils. Les auteurs sont toujours des terroristes. Pourtant, le monde a décidé de détourner le regard. C’est la définition d’un double standard : une hiérarchie de la souffrance humaine où certaines vies valent une protestation, tandis que d’autres ne valent même pas un titre.
L’effacement de l’identité : Que se passe-t-il derrière le voile ?
L’enlèvement de ces 782 âmes n’est pas seulement une manœuvre tactique de l’EI ; c’est un acte de génocide démographique et culturel. Ces enfants sont soumis à un effacement systématique de leur héritage. Dans les camps cachés et les bunkers souterrains de l’organisation terroriste, l’identité kurde est remplacée par l’extrémisme radical.
Pour les filles, le sort est encore plus déchirant. Nous assistons au retour des marchés aux esclaves que le monde avait promis d’abolir. Cela se produit loin de l’attention médiatique, protégé par l’épuisement du monde face au conflit syrien. Mais la « fatigue du conflit » est un luxe que ces enfants n’ont pas. Chaque jour où la communauté internationale reste silencieuse, un autre enfant perd le souvenir de son foyer, sa langue et son espoir.
Le masque de la neutralité
Soyons clairs : face à 782 enfants kidnappés, il n’existe pas de « neutralité ». Rester silencieux, c’est choisir le camp du ravisseur.
La communauté internationale, y compris l’ONU et les principales ONG de défense des droits de l’homme, s’est cachée derrière un masque de complexité diplomatique. Ils parlent de « souveraineté » et de « situations de première ligne fluides ». Ce ne sont que des euphémismes pour la lâcheté. Lorsque vous refusez d’exiger la libération des otages, vous fournissez à l’EI un bouclier d’invisibilité. Vous dites à tous les groupes extrémistes du Moyen-Orient que s’ils ciblent les bonnes personnes – celles qui n’ont pas de lobby puissant ni de présence tendance sur les réseaux sociaux – ils peuvent s’en tirer à bon compte.
Complicité par l’inaction
Le sang de ces innocents n’est pas seulement sur les mains des terroristes qui les ont enlevés. Il est sur les mains de chaque décideur politique qui privilégie « l’équilibre géopolitique » au détriment de la vie d’une fillette de dix ans d’un village kurde.
Le peuple kurde, à travers les Peshmergas et d’autres forces locales, s’est tenu comme la première et la plus efficace ligne de défense du monde contre la propagation du drapeau noir de l’EI. Ils ont saigné pour protéger la sécurité de l’Europe et de l’Occident. Abandonner leurs enfants maintenant est plus qu’une erreur politique ; c’est une profonde trahison morale.
Un appel décisif à l’action
Nous n’avons pas besoin de plus de « rapports » ou de « vive préoccupation ». Nous avons besoin d’action.
1. Intervention immédiate : La communauté internationale doit utiliser tous ses atouts de renseignement et militaires pour localiser et libérer ces 782 otages.
2. Reddition de comptes : Les dirigeants et les financiers de ces cellules terroristes doivent être traqués et tenus responsables. Il ne devrait y avoir aucun refuge pour ceux qui trafiquent des enfants.
3. Fin du double standard : Les médias mondiaux doivent traiter l’enlèvement d’un enfant kurde avec la même urgence que tout autre enlèvement de civil.
Les masques doivent tomber. Le monde doit décider s’il croit vraiment aux droits de l’homme qu’il prétend défendre.
Libérez les otages. Laissez-les rentrer chez eux.
Le temps du silence est révolu. Le silence aujourd’hui est complicité. Demain, il sera trop tard.



































