La plénière de la Knesset a tenu une discussion sur une motion à l'ordre du jour concernant « La décision du tribunal d'émettre un ordre nisi sur la modification d'une loi fondamentale a été prise sans autorité, et est nulle dès son origine (nulle) » par le député Avichaï Boaron.
Député Avichaï Boaron : « C'est une question fondamentale. Qui dirige l'État d'Israël ? Qui le mène ? Qui a reçu l'autorité de faire avancer ses affaires ? Est-ce le peuple souverain ou le tribunal ? Chaque branche opère-t-elle dans le cadre de l'autorité qui lui est accordée par la loi ? Y a-t-il une limite au pouvoir judiciaire dans l'État d'Israël, ou pas ?
Un acte sans autorité est nul dès son origine. C'est un principe fondamental dans tout régime démocratique. La Knesset n'est plus une autorité administrative. C'est l'autorité législative. Il y a des directives, des ordres que nous ne pourrons pas respecter et exécuter, et il convient que celui qui siège à la Haute Cour de justice entende ces mots. Dans d'innombrables décisions méprisables, la Haute Cour piétine la volonté du peuple et de la Knesset. Il y a des juges à Jérusalem, mais il y a aussi des législateurs et un gouvernement à Jérusalem. Le tribunal est autorisé à interpréter les lois fondamentales, mais pas à les annuler. Disqualifier des lois fondamentales ne renforce pas la démocratie, mais l'affaiblit.
La Knesset n'autorisera pas une situation où le tribunal se transforme en super-législateur. Nous sommes ici pour rétablir la gouvernabilité, et peu importe qui contrôle cette chambre – droite ou gauche. C'est une motion pour l'État de droit et pour le règne du peuple. »
Ministre de la Justice, député Yariv Levin : « C'est une motion importante et digne d'être mise à l'ordre du jour. La base de toute démocratie est que personne ne détient tous les pouvoirs, et personne n'est au-dessus de la loi, avec une surveillance sur tout le monde. Il existe un pouvoir judiciaire censé juger et décider des litiges et des désaccords. Il doit le faire dans le cadre de la loi que la branche législative établit. Nous voulons trois branches du gouvernement qui aient un équilibre entre elles. Nous voulons que le tribunal s'occupe de ce qu'il est autorisé à faire, et que certainement la législation de la Knesset soit respectée par tous, y compris par les juges. »
Vingt-quatre députés ont soutenu l'inscription de la question à l'ordre du jour de la Knesset et son transfert pour discussion en plénière. Deux députés se sont opposés.































