60% des directeurs de centres communautaires arabes victimes de crime organisé ; un député parle d’urgence nationale

60% des directeurs de centres communautaires arabes signalent des dommages causés par des groupes de crime organisé, une crise qualifiée d'urgence nationale par le député Tzvika Foghel.

Knesset : une proposition de loi pour lutter contre le crime organisé

La commissionde la sécurité nationale de la Knesset a débattu lundi d'un projet de loi visant à déclarer les groupes de crime organisé comme des organisations terroristes, une mesure jugée nécessaire face à la montée de la violence, notamment dans la société arabe.

« Nous sommes dans un état d'urgence nationale », a déclaré le président de la commission, Tzvika Foghel (Force juive). « La violence, en particulier dans la société arabe, est en hausse et coûte un prix impensable en vies humaines. Les groupes de crime organisé deviennent plus sophistiqués et emploient les méthodes des organisations terroristes. »

Le projet de loi, parrainé par M. Foghel, vise à doter les forces de l'ordre d'outils plus puissants pour lutter contre ces groupes, similaires à ceux utilisés contre le terrorisme.

Des représentants de centres communautaires ont témoigné des menaces subies par le personnel, certains craignant pour leur vie. « Plus de soixante pour cent des directeurs de centres communautaires dans la société arabe ont signalé avoir subi des préjudices de la part de groupes de crime organisé », a indiqué Yonadav Hornik de l'Association israélienne des centres communautaires.

Aida Touma Sliman (Hadash-Ta'al) a plaidé pour une « véritable bataille » contre le crime organisé, tout en critiquant le projet de loi actuel qui, selon elle, jette une ombre négative sur l'ensemble de la société arabe. Elle a également demandé que l'État indemnise les citoyens arabes victimes de ces groupes.

La police israélienne a souligné la difficulté de recueillir des témoignages, les victimes craignant des représailles. « La législation n'arrive pas à suivre le rythme des groupes de crime organisé », a constaté Gilad Bahat de la police.

Le Bureau de lutte contre la criminalité dans la société arabe, au sein du bureau du Premier ministre, a qualifié la menace de « menace irrégulière pour la sécurité nationale de l'État », comparable à celle d'une organisation terroriste.

En conclusion, M. Foghel a réitéré le manque d'outils adéquats pour la police et a exprimé son inquiétude quant à l'absence de coopération de la part des dirigeants des partis arabes pour résoudre ce problème, qu'il considère comme une menace existentielle.