Le Premier ministre Benyamin netanyahou a déclaré samedi que le gouvernement israélien ne céderait pas à la pression internationale pour parvenir à un accord sur la libération d’otages, affirmant que la victoire totale sur le Hamas était la seule voie à suivre.
« Nous ne nous laisserons pas influencer par la pression internationale ou par des exigences qui nous obligeraient à abandonner la victoire totale sur le Hamas et à accepter un accord qui mettrait en danger la sécurité d’Israël », a déclaré M. netanyahou lors d’une réunion de son parti Likoud.
La déclaration intervient alors que les négociations sur une trêve et la libération d’otages se poursuivent, médiatisées par le Qatar, l’Égypte et les États-Unis.
M. netanyahou a réitéré que l’objectif d’Israël était de détruire le Hamas et de ramener tous les otages, ajoutant que « la victoire totale est la seule voie ».
Le Hamas a pris environ 240 otages lors de son attaque contre Israël le 7 octobre, et environ 130 d’entre eux sont toujours détenus dans la bande de Gaza.
Le Premier ministre israélien a également déclaré que la pression internationale sur Israël pour qu’il mette fin à la guerre dans la bande de Gaza était « inacceptable ».
« Nous sommes confrontés à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre, et cette pression est inacceptable », a déclaré M. netanyahou. « Nous sommes déterminés à poursuivre la guerre jusqu’à ce que nos objectifs soient atteints. »
Les commentaires de M. netanyahou interviennent alors que les appels à un cessez-le-feu se multiplient de la part de la communauté internationale, y compris des alliés clés d’Israël, en raison du bilan humain élevé dans la bande de Gaza et de la crise humanitaire qui s’aggrave.
Le Hamas a déclaré que toute nouvelle opération militaire israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où plus d’un million de Palestiniens déplacés ont cherché refuge, mettrait fin aux négociations sur les otages.
M. Netanyahou a déclaré que l’armée israélienne se préparait à évacuer les civils de Rafah avant une offensive terrestre, mais n’a pas précisé quand cette opération aurait lieu.
Les Nations unies et les organisations humanitaires ont exprimé de vives inquiétudes quant aux conséquences d’une offensive terrestre à Rafah, avertissant d’une catastrophe humanitaire.
Le Premier ministre israélien a également déclaré que le gouvernement ne permettrait pas à l’Autorité palestinienne de gouverner Gaza après la guerre.
« Nous ne permettrons pas à l’Autorité palestinienne, qui soutient le terrorisme, de gouverner Gaza », a déclaré M. Netanyahou. « Nous avons un plan pour l’avenir de Gaza, et il n’inclut pas l’Autorité palestinienne. »
Les commentaires de M. Netanyahou sur l’avenir de Gaza interviennent alors que les discussions se poursuivent sur la manière de gérer le territoire après la guerre.
Les États-Unis et d’autres pays ont plaidé pour une solution à deux États, mais M. Netanyahou a exprimé son scepticisme quant à la faisabilité d’une telle solution.
« Je ne crois pas qu’une solution à deux États soit possible », a déclaré M. Netanyahou. « Nous devons trouver une autre solution qui garantisse la sécurité d’Israël. »
La guerre dans la bande de Gaza a débuté après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, qui a fait environ 1 200 morts, selon les autorités israéliennes.
Depuis, les bombardements israéliens et les opérations terrestres dans la bande de Gaza ont tué plus de 34 000 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas.