9 ans de prison pour un délit de fuite mortel

Neuf ans de prison pour un chauffard ivre ayant causé la mort d'un motocycliste en grillant un feu rouge.

Condamnés pour homicide involontaire et délit de fuite après un accident mortel

Deux hommes ont été condamnés pour leur rôle dans un accident de la route ayant entraîné la mort d'un motocycliste. Le conducteur, sous l'influence de l'alcool, a grillé un feu rouge, percutant violemment la victime. Les deux prévenus ont ensuite fui les lieux sans porter secours.

Selon l'acte d'accusation modifié, les deux hommes avaient consommé de l'alcool avec un autre ami avant de prendre la voiture. Ali Sa'ida, qui conduisait sous l'emprise de l'alcool, a grillé un feu rouge à une intersection et a tourné à gauche, coupant la route à un motocycliste qui approchait de l'intersection avec le feu vert. La collision a été violente, projetant le motocycliste sur la chaussée, où il a été déclaré mort sur les lieux.

Après l'accident, les deux prévenus sont sortis du véhicule, ont quitté les lieux et n'ont pas appelé à l'aide, bien qu'ils aient su que le motocycliste était gravement blessé. Ce n'est que plus tard que le conducteur s'est rendu pour recevoir des soins médicaux.

Le premier prévenu a été reconnu coupable après avoir plaidé coupable à un acte d'accusation modifié pour homicide involontaire, délit de fuite, conduite en état d'ivresse et non-respect d'un feu rouge. Le second prévenu a été reconnu coupable de ne pas avoir alerté les services de secours en tant que passager du véhicule impliqué dans l'accident.

Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par Me Basel Sa'adi, a souligné la gravité des actes, affirmant que cet incident incarnait l'une des violations les plus graves de la sacralité de la vie. Me Sa'adi a ajouté que, compte tenu de la combinaison de circonstances graves, notamment la consommation d'alcool, la conduite imprudente, le non-respect d'un feu rouge et l'entrée dans une intersection sans s'assurer que la voie était libre, la responsabilité était engagée. Il a également été soutenu qu'après le grave accident, les prévenus avaient choisi de quitter les lieux sans appeler à l'aide, ajoutant ainsi l'insulte à l'injure et violant une autre valeur fondamentale, le devoir de solidarité humaine et la responsabilité de sauver des vies.

Concernant le second prévenu, le ministère public a déclaré qu'il n'était pas un simple passager passif, mais une personne consciente des conséquences de l'accident, qui a quitté les lieux avec le conducteur et n'a pas agi pour appeler les services de secours. Selon le ministère public, ses actions devraient être considérées comme faisant partie intégrante de la chaîne de l'abandon.

Le tribunal a souligné la gravité des actes, la violation grave de la sacralité de la vie et la nécessité d'envoyer un message dissuasif concernant les accidents de la route mortels et l'abandon des victimes sur les lieux. Le tribunal a également mis en évidence la gravité du délit de fuite, notant qu'au-delà de la perte de vie, il représente une violation d'une valeur sociale fondamentale de solidarité humaine, qui exige que chaque personne ne reste pas inactive lorsqu'une autre vie est en danger. L'abandon des lieux sans appel à l'aide a été défini comme une circonstance aggravante qui doit être prise en compte dans la détermination de la peine.

Le tribunal a prononcé une peine de 9 ans d'emprisonnement ferme et a demandé une indemnisation de 70 000 shekels pour la famille du défunt. Le second prévenu a été condamné à 10 mois d'emprisonnement et 8 mois de probation.