Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré lundi que le gouvernement israélien ne céderait pas à la pression internationale pour mettre fin à la guerre à Gaza, affirmant que la victoire d'Israël était une "nécessité".
"Nous ne nous laisserons pas dicter par la pression internationale", a déclaré M. Netanyahou lors d'une réunion de son parti Likoud à la Knesset. "Nous continuerons jusqu'à la victoire, qui est une nécessité."
Ses commentaires interviennent alors que les appels à un cessez-le-feu à Gaza se multiplient, y compris de la part des alliés d'Israël, suite à l'escalade du bilan des morts civils palestiniens et à la crise humanitaire dans l'enclave assiégée.
Les Forces de défense israéliennes (Tsahal) poursuivent leurs opérations contre le Hamas dans la bande de Gaza, affirmant que leur objectif est de démanteler le groupe militant et de libérer les otages détenus depuis le 7 octobre.
Le Hamas, qui contrôle Gaza, a déclaré que ses combattants étaient prêts à faire face à une offensive israélienne sur Rafah, la ville la plus méridionale de la bande de Gaza, où plus d'un million de Palestiniens déplacés ont cherché refuge.
Les Nations unies et diverses organisations humanitaires ont exprimé de vives inquiétudes quant aux conséquences d'une offensive terrestre sur Rafah, avertissant d'une catastrophe humanitaire potentielle.
Le conflit a entraîné une crise humanitaire dans la bande de Gaza, avec des pénuries généralisées de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant. Le Hamas a accusé Israël de faire obstacle à l'acheminement de l'aide.
Israël rejette ces accusations, affirmant que le Hamas détourne l'aide et que les opérations militaires sont nécessaires pour empêcher les attaques.
Le Premier ministre israélien a également déclaré que le pays était confronté à des "défis de sécurité" sur plusieurs fronts, faisant allusion aux tensions avec le Hezbollah à la frontière nord avec le Liban et aux menaces de l'Iran.
M. Netanyahou a réitéré son engagement à ramener tous les otages détenus par le Hamas, mais n'a pas fourni de détails sur les négociations en cours.
Des pourparlers indirects, médiatisés par le Qatar, l'Égypte et les États-Unis, ont eu lieu dans le but de parvenir à un accord de cessez-le-feu et de libération d'otages, mais ils ont jusqu'à présent échoué à produire une percée significative.
La guerre a été déclenchée par une attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, au cours de laquelle les militants ont tué environ 1 200 personnes et enlevé environ 250 otages.
Depuis lors, les bombardements et les opérations terrestres israéliens dans la bande de Gaza ont tué plus de 30 000 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza dirigé par le Hamas.
Le bilan des morts et la destruction généralisée ont suscité une condamnation internationale croissante et des appels à un règlement pacifique du conflit.

































