Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré lundi que les Forces de défense israéliennes (Tsahal) devraient rester dans la bande de Gaza après la fin de la guerre contre le Hamas, une position qui s'oppose à celle de nombreux alliés d'Israël, y compris les États-Unis.
"Je pense que nous devons avoir une présence civile et sécuritaire israélienne", a déclaré M. Netanyahou lors d'une interview avec la chaîne israélienne Channel 14, ajoutant que Tsahal devrait également y rester.
La déclaration du Premier ministre intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour trouver une issue à la guerre, qui a débuté après les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre.
Les États-Unis ont clairement indiqué qu'ils ne soutenaient pas une réoccupation israélienne de Gaza. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré la semaine dernière que Washington ne voyait pas de rôle pour les Forces de défense israéliennes dans la gouvernance de Gaza après la guerre.
"Nous ne soutenons pas la réoccupation ou l'occupation de Gaza", a déclaré M. Blinken lors d'une conférence de presse à Jérusalem. "Nous ne pensons pas que ce soit une bonne chose pour Israël, pour les Palestiniens, ni pour la région."
La position de M. Netanyahou est également critiquée par certains responsables israéliens, qui estiment qu'une présence militaire prolongée à Gaza serait coûteuse et contre-productive.
Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré la semaine dernière que le Hamas ne devrait pas être autorisé à gouverner Gaza après la guerre, mais il n'a pas précisé qui devrait le faire.
"Nous devons trouver une alternative au Hamas", a déclaré M. Gallant lors d'une conférence de presse. "Nous ne pouvons pas permettre au Hamas de continuer à gouverner Gaza."
La bande de Gaza est sous le contrôle du Hamas depuis 2007, après que le groupe a pris le pouvoir suite à un conflit avec le Fatah, le parti dominant de l'Autorité palestinienne.
La guerre actuelle a entraîné une crise humanitaire majeure à Gaza, avec des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées.
Les Nations unies ont averti que la bande de Gaza était au bord de la famine et ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.

































