Une éducatrice condamnée à 15 mois de prison pour violences sur des tout-petits
Une éducatrice de crèche a été condamnée à 15 mois de prison ferme pour avoir agressé cinq tout-petits sous sa garde. Les faits se sont déroulés sur une semaine, où l'accusée a soulevé violemment les enfants, les a poussés, les a projetés au sol, les a frappés et a secoué leurs berceaux.
Dans le cadre d'un accord de plaider-coupable, la femme, qui était responsable d'enfants âgés d'un an à un an et huit mois, a avoué les faits. Elle a été reconnue coupable de cinq chefs d'accusation de voies de fait aggravées.
Lors des plaidoiries sur la peine, le ministère public avait requis 21 mois de prison ferme, soulignant la gravité des actes et l'augmentation des incidents violents dans les crèches ces dernières années.
La cour a finalement prononcé une peine de 15 mois de prison ferme, assortie d'une peine avec sursis, et a ordonné une indemnisation des victimes à hauteur de 16 000 shekels (environ 4 000 euros).
Dans son jugement, le tribunal a souligné que le phénomène de la violence qui se propage dans la société israélienne "traverse les frontières, les secteurs et les genres, et nécessite une mobilisation générale des systèmes". Les juges ont qualifié les actions de l'éducatrice d'"odieuses, difficiles et laides", ajoutant qu'elle avait violé le droit des tout-petits à la protection de leur sécurité, de leur santé physique et mentale, et de leur tranquillité d'esprit.
Durant le procès, et à la demande du ministère public, l'accusée s'est vu interdire d'exercer toute activité de surveillance et de garde auprès de mineurs vulnérables.
Le ministère public a affirmé qu'il continuerait à agir avec détermination pour poursuivre toute personne qui déciderait de s'en prendre à de jeunes enfants innocents.




































