Un homme israélien inculpé pour agression sur une religieuse, crime de haine retenu

Yonah Shreiber, 36 ans, a été mis en examen par le Bureau du procureur de l'État israélien pour agression sur une religieuse chrétienne dans la Vieille ville de Jérusalem, l'accusation incluant une qualification de crime de haine.

Jérusalem, 7 mai 2026 (TPS-IL) — Le bureau du procureur général israélien a inculpé jeudi Yonah Shreiber, 36 ans, pour agression sur une religieuse chrétienne dans la Vieille Ville de Jérusalem, dans un incident qualifié par les procureurs de crime de haine.

Selon l’acte d’accusation et les images de vidéosurveillance citées dans l’affaire, l’incident s’est produit près du tombeau du roi David sur le mont Sion. Shreiber est vu courant derrière la religieuse, la poussant au sol, et la frappant alors qu’elle était sur le trottoir. Il s’est ensuite brièvement éloigné avant de revenir et de la frapper à nouveau.

Les procureurs affirment que lorsqu’un passant a tenté d’intervenir, Shreiber l’a également agressé de coups de poing et de pied. La religieuse a subi des ecchymoses au visage, des blessures aux jambes et un traumatisme crânien ayant provoqué des vertiges, selon l’acte d’accusation.

Shreiber, un résident de Peduel, est accusé d’agression ayant causé des lésions corporelles réelles avec un mobile religieux aggravant.

Par ailleurs, deux incidents distincts impliquant des soldats israéliens dans le sud du Liban ont entraîné des mesures disciplinaires. Dans un cas, un soldat a profané un crucifix avec une masse près du village chrétien de Debel. Lui et un autre soldat qui a photographié l’acte ont été retirés du service de combat et condamnés à 30 jours de détention militaire.

Six autres soldats qui étaient présents mais n’ont pas empêché l’incident ni signalé ont été convoqués pour un examen plus approfondi.

Dans un autre incident, un soldat a été photographié plaçant une cigarette dans la bouche d’une statue de la Vierge Marie tout en fumant. L’image a circulé en ligne, déclenchant une enquête interne.

Un porte-parole de Tsahal a déclaré que la photographie avait été prise il y a plusieurs semaines et que des mesures disciplinaires seraient déterminées à l’issue des conclusions de l’enquête.