Par Pesach Benson • 7 juin 2026
Jérusalem, 7 juin 2026 (TPS-IL) — La Banque d’Israël a acheté environ 801 millions de dollars en devises étrangères en mai, selon son rapport mensuel sur les réserves, dans le cadre d’une intervention visant à contrer ce que les responsables ont décrit comme une activité de trading irrégulière, dans un contexte d’appréciation marquée du shekel.
La banque centrale a indiqué que les opérations ont été menées « de manière ponctuelle » pour maintenir le bon fonctionnement des marchés, soulignant qu’elle ne visait pas un niveau de taux de change spécifique. Cette mesure intervient après que le shekel se soit renforcé pour atteindre un plus haut de 33 ans face au dollar américain, atteignant environ 2,80 shekels avant de s’affaiblir à environ 2,94 shekels.
Les acteurs du marché avaient initialement cru que la Banque s’était largement abstenue d’interventions significatives en mai, mais les données ultérieures ont montré des achats substantiels parallèlement à des gains de valorisation dans les réserves de change d’Israël. Les courtiers ont également signalé d’éventuelles interventions supplémentaires lors de récentes séances de négociation, bien que la Banque d’Israël ait refusé de commenter au-delà de sa politique de divulgation mensuelle.
Fin mai, les réserves de change d’Israël ont atteint un record de 238,681 milliards de dollars, soit une augmentation d’environ 2,95 milliards de dollars par rapport à avril. Cette hausse a été principalement due à une réévaluation de 2,68 milliards de dollars des actifs existants, aux achats de dollars de la Banque, et a été partiellement compensée par environ 721 millions de dollars d’activités gouvernementales en devises étrangères. Les réserves représentent désormais 37,2 % du produit intérieur brut.
La volatilité du shekel a été influencée par les mouvements des marchés mondiaux, y compris les baisses à Wall Street qui ont incité les investisseurs institutionnels à rééquilibrer leurs portefeuilles et à augmenter leur exposition au dollar. Sur le plan intérieur, les décideurs politiques ont fait l’objet de critiques concernant la politique monétaire, certains dirigeants d’entreprise arguant que le shekel fort a nui aux exportateurs et au secteur technologique.
La Banque d’Israël n’a pas fourni de détails sur le moment exact de ses interventions, mais les responsables insistent sur le fait que des actions ne sont entreprises que lorsque des conditions de négociation inhabituelles ou désordonnées sont détectées.