Jérusalem, 8 janvier 2026 (TPS-IL) — Israël a rejeté jeudi les affirmations libanaises de progrès dans la lutte contre les groupes armés dans le sud du pays, affirmant que les mesures prises jusqu'à présent sont loin de respecter les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu qui a mis fin aux combats entre Israël et le Hezbollah fin l'année dernière.
Ces critiques font suite à une déclaration des Forces armées libanaises affirmant avoir établi un contrôle étatique exclusif sur les armes dans le sud du Liban « de manière efficace et tangible ». L'armée a déclaré que la campagne, lancée sous une directive gouvernementale, a réduit la présence d'armes non étatiques et que les efforts se poursuivront pour déminer les tunnels et les munitions non explosées avant de s'étendre à d'autres régions.
En réponse, le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré que l'accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis ne laissait aucune place à l'ambiguïté. « Le Hezbollah doit être entièrement désarmé », a indiqué le communiqué, qualifiant cette exigence « d'impérative pour la sécurité d'Israël et l'avenir du Liban ».
Tout en reconnaissant certains mouvements de la part de Beyrouth et de l'armée libanaise, le bureau de Netanyahou a déclaré que les mesures ne constituaient guère plus qu'un point de départ. « Ces actions sont un début encourageant, mais elles sont loin d'être suffisantes », a-t-il déclaré, accusant le Hezbollah de travailler à « se réarmer et à reconstruire son infrastructure terroriste avec le soutien iranien ».
Le cessez-le-feu de novembre 2024 a mis fin à près d'un an de guerre transfrontalière et stipulait que seules Les Forces de sécurité officielles du Liban pouvaient porter des armes dans les zones frontalières avec Israël. L'annonce de l'armée libanaise a notablement évité de nommer le Hezbollah, le puissant groupe chiite qui opère depuis longtemps dans le sud et conserve une influence politique considérable dans tout le pays.
La décision de Beyrouth en août dernier de faire avancer les plans de désarmement a été prise sans l'approbation du Hezbollah, suscitant la colère parmi les partisans du groupe. Les dirigeants du Hezbollah ont ouvertement rejeté cette politique, arguant qu'elle bénéficie à Israël et sape les défenses du Liban. Le Secrétaire général Naim Qassem a réitéré cette position le mois dernier, affirmant que le groupe ne déposerait pas ses armes « même si le monde entier s'unissait en guerre contre le Liban ».
Israël continue de détenir cinq avant-postes militaires au Liban et mène des frappes régulières, décrivant ces actions comme nécessaires pour contrecarrer les efforts du Hezbollah visant à se réarmer.






























