Par David Israel • 3 septembre 2026
Jérusalem, 3 septembre 2026 (TPS-IL) — Un groupe politique du Parlement européen demande un financement supplémentaire de l’Union européenne pour aider à la reconstruction de l’Iran, malgré la politique de plus en plus ferme du bloc à l’égard de la République islamique. Une telle mesure pourrait mettre l’Europe en conflit avec les États-Unis concernant les sanctions.
La proposition, consultée par The Press Service of Israel, figure dans un amendement au budget 2027 de l’UE déposé par l’Alliance progressiste des socialistes et des démocrates (S&D), le deuxième plus grand groupe politique du Parlement.
L’amendement appelle également à une augmentation du financement pour la reconstruction de Gaza et pour les missions de l’UE dans la région.
L’amendement 61 « souligne que la reconstruction de Gaza, du Liban, de la Syrie et de l’Iran nécessite ce renforcement budgétaire » et « regrette la réduction initiale considérable des crédits d’engagement et de paiement ».
Cette proposition intervient alors que l’Union européenne maintient une politique ferme à l’égard de l’Iran, y compris des sanctions visant la République islamique. Le Parlement européen et les États membres de l’UE ont également pris des mesures en réponse aux politiques et actions de l’Iran.
En janvier, le S&D a exprimé sa pleine solidarité avec les manifestants iraniens, condamnant la violence de masse, les exécutions et la répression contre les citoyens réclamant la liberté et la démocratie.
Le groupe S&D a également exhorté le Conseil de l’UE à désigner le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste et à étendre les sanctions ciblées contre les auteurs de violations des droits de l’homme.
Dans le même temps, le S&D a mis en garde contre « les interventions militaires extérieures ou les opérations menées en dehors du cadre du droit international ».
Les dirigeants du S&D ont critiqué à la fois le régime oppressif à Téhéran et ce qu’ils décrivent comme des « réponses vagues ou non coordonnées des acteurs occidentaux concernant les escalades militaires dans la région, en mettant l’accent sur la pression diplomatique et les mesures légales ».
L’amendement budgétaire « se félicite également… du renforcement des missions de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), y compris la Mission d’assistance aux frontières de l’UE pour le point de passage de Rafah (EUBAM Rafah) ».
Il « demande à cet égard des ressources financières et humaines appropriées pour la Direction générale du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et du Golfe de la Commission européenne ».
L’amendement « exhorte en outre l’UE à créer une enveloppe financière dédiée pour assurer un soutien financier stable, approprié et prévisible pour la reconstruction de Gaza ».