Par David Israel • 11 septembre 2026
Jérusalem, 11 septembre 2026 (TPS-IL) — Alors que les élections législatives israéliennes du 27 octobre approchent, la campagne s’est transportée cette semaine devant les tribunaux, avec des litiges portant sur des allégations de complot du 7 octobre, la vie privée des électeurs et des accusations d’incitation.
Le plus important dépôt de plainte de la semaine est venu du président du parti Les Démocrates, Yaïr Lapid, qui a intenté une action en diffamation de 840 000 $ contre Sara Netanyahou devant le tribunal de district central d’Israël, accusant l’épouse du Premier ministre de l’avoir diffamé et mis en danger sa vie en suggérant qu’il avait une connaissance préalable de l’attaque du Hamas du 7 octobre.
Le différend remonte à une interview du 31 août sur la chaîne 14, au cours de laquelle Mme Netanyahou s’est interrogée sur la manière dont Lapid, ancien chef d’état-major adjoint des Tsahal, était arrivé dans le sud d’Israël si tôt ce matin-là. La plainte de Lapid soutient qu’un spectateur ordinaire comprendrait ces remarques comme suggérant qu’il avait connaissance de l’attaque à l’avance, qu’il avait omis d’en avertir les autres et qu’il avait pu participer à une trahison. Elle allègue également que l’interview a été suivie de menaces concrètes contre Lapid, le poussant à renforcer sa sécurité personnelle.
Le parti Likoud soutient que les commentaires de Mme Netanyahou étaient sarcastiques et visaient des responsables qui n’avaient pas alerté le Premier ministre rapidement une fois l’attaque commencée.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a intenté sa propre action en diffamation de 32 000 $ cette semaine, ciblant le député Gadi Eisenkot et son parti pour des commentaires faits sur un podcast de Kan11 News. Selon la plainte, Eisenkot a décrit un contenu TikTok violent destiné aux jeunes avant de qualifier ce schéma de « phénomène appelé Itamar Ben-Gvir ». La plainte de Ben-Gvir insiste sur le fait qu’il n’a jamais publié ni promu de matériel appelant à la violence et présente les remarques d’Eisenkot comme une fausse attribution d’incitation.
Par ailleurs, des défenseurs de la vie privée ont déposé deux nouvelles requêtes cette semaine contestant une décision du Comité électoral central qui permet aux partis de suivre les électeurs ayant déjà voté, avant une audience devant la Haute Cour. Les règles du comité autorisent les rapports uniquement à partir des bureaux de vote ordinaires et interdisent aux partis d’enregistrer les heures exactes de vote ou de conserver les données après l’élection, mais les pétitionnaires soutiennent que le problème fondamental de la vie privée, à savoir que les données des électeurs sont collectées, reste non résolu.
Enfin, le parti Likoud a menacé d’intenter une action en justice contre la campagne non partisane « Fly & Vote », une initiative menée par l’organisation à but non lucratif basée aux États-Unis AID Coalition. La campagne vise à aider les expatriés israéliens à rentrer chez eux pour voter lors des prochaines élections nationales. Dans une lettre d’avertissement, le conseiller juridique du Likoud a affirmé que cette initiative violait la loi israélienne sur le financement des partis, arguant que l’aide financière ou les billets d’avion subventionnés aux électeurs constituaient de la corruption électorale et des contributions de campagne illégales – une affirmation que les organisateurs rejettent.