Une mère de trois enfants, sans domicile fixe, obtient une remise de dette en Israël
Jérusalem – La justice israélienne a accordé une remise de dette à une femme de 43 ans, mère de trois enfants et vivant dans la rue, illustrant l’approche réhabilitative de la loi sur l’insolvabilité et la réhabilitation économique.
La femme, connue des services sociaux, souffre d’une invalidité médicale de 73% et d’une incapacité de travail de 100% jusqu’en 2027. Son seul revenu est une allocation d’environ 1 900 shekels (environ 470 euros) par mois, insuffisante pour vivre dignement.
Dans sa décision, la régisseure Michal Shachnar a souligné les circonstances exceptionnelles et complexes de la vie de la femme, justifiant l’octroi de la remise de dette. Elle a qualifié ce cas de « récit de vie plein de crises », marqué par une détérioration continue de sa situation personnelle, mentale, sociale et économique. Malgré d’immenses difficultés, la femme a exprimé un profond désir de réhabilitation.
« Cette détresse a également causé des dommages profonds au tissu familial de la femme. Ses enfants ne vivent pas avec elle, et la relation avec eux s’est détériorée au fil des ans en raison de sa situation personnelle et de son manque de logement et de stabilité financière », a précisé la régisseure. La femme souhaite également reconstruire son unité familiale et renforcer ses liens avec ses enfants.
La régisseure a également noté que la poursuite de la procédure n’apporterait aucun bénéfice réel aux créanciers, la situation économique de la débitrice restant précaire.
« L’octroi d’une remise de dette dans des cas appropriés ne nuit pas aux principes de justice, mais sert un objectif public plus large : prévenir la perpétuation de situations extrêmes, réduire la dépendance aux systèmes de bien-être social et permettre à des individus marginalisés de retrouver un chemin de vie productif, indépendant et respectueux », a-t-elle ajouté.
Impressionnée par le désir de renouveau de la femme, la régisseure a déclaré que la remise de dette représentait une réelle opportunité pour un nouveau départ. « L’espoir n’est pas seulement une valeur abstraite, mais une condition fondamentale de la réhabilitation humaine, mentale et sociale », a-t-elle conclu, espérant que cette décision lui permettrait de construire un avenir plus stable et digne.
La remise de dette prendra effet après que la femme aura terminé un cours de formation économique, prévu pour février. Toutes les restrictions imposées dans le cadre de la procédure seront alors annulées.