Chypre révoque le statut d’asile des suspects d’une attaque antisémite
Chypre révoque le statut d'asile de deux ressortissants syriens accusés d'une attaque antisémite contre des Israéliens à Nicosie, signalant une tolérance zéro pour un tel comportement.
Jérusalem, 27 mai 2026 (TPS-IL) — Chypre révoquera le statut d’asile de deux ressortissants syriens accusés d’avoir agressé trois Israéliens dans le centre de Nicosie, a annoncé mercredi soir le vice-ministre de la Migration et de la Protection internationale, Nicolas Ioannides.
L’agression a eu lieu mardi dans la Vieille ville de Nicosie. Les médias chypriotes ont rapporté que trois Israéliens avaient été agressés, dont l’un a subi une blessure à l’oreille. Deux suspects ont été arrêtés et conduits au service des enquêtes criminelles de Nicosie.
« Agissant dans le cadre de la législation promue par le gouvernement, j’ai donné des instructions pour le retrait du statut d’asile des auteurs de l’agression d’hier », a écrit Ioannides sur X.
« Nous ne tolérerons aucun comportement illégal de la part d’étrangers. Quiconque enfreint la loi devra en assumer les conséquences appropriées », a-t-il ajouté.
Cette décision signifie qu’ils seront renvoyés en Syrie.
L’ambassadeur d’Israël à Chypre, Oren Anolik, s’est félicité de cette décision, qualifiant la réponse du gouvernement de « rapide et décisive ».
« Cela envoie un message clair et important que l’antisémitisme n’est pas toléré à Chypre, et que de tels actes ont de graves conséquences », a écrit Anolik.
Cette affaire survient dans un contexte de préoccupation accrue quant à la sécurité des Israéliens et des Juifs à Chypre, devenue un refuge et un centre de transit pour les Israéliens depuis le massacre du 7 octobre mené par le Hamas et la guerre régionale qui a suivi.
Chypre a également déjoué par le passé des complots présumés liés à l’Iran visant des Israéliens sur l’île.
Le gouvernement a durci sa politique migratoire ces dernières années, tout en positionnant Chypre comme un partenaire régional stable pour Israël et les États occidentaux en Méditerranée orientale.