La Banque d’Israël maintient son taux d’intérêt à 4%
Le Comité monétaire de la Banque d'Israël a maintenu le taux d'intérêt à 4,00 % dans un contexte d'incertitude géopolitique et de hausse de l'inflation.
Jérusalem, 30 mars 2026 (TPS-IL) — Le Comité monétaire de la Banque d’Israël a décidé aujourd’hui, 30 mars 2026, de maintenir le taux d’intérêt inchangé à 4,00 %.
La Banque a expliqué cette décision en soulignant que depuis le début de la guerre avec l’Iran, l’incertitude géopolitique s’est accrue tant au niveau national qu’international, en particulier en ce qui concerne la durée et l’intensité attendues des combats et leur issue. De plus, depuis la précédente décision sur le taux d’intérêt, on observe une augmentation de l’environnement inflationniste, principalement due à une hausse marquée des prix mondiaux de l’énergie.
La réaction des variables financières, y compris la prime de risque, le taux de change et les cours des actions, au conflit a été jusqu’à présent relativement modérée. Durant la période examinée, le shekel s’est déprécié de 0,8 % face au dollar américain et s’est apprécié de 1,4 % face à l’euro.
L’opération militaire a de larges implications économiques sur l’activité économique réelle. Les données des achats par carte de crédit en prix courants indiquent que, de manière similaire à la précédente campagne contre l’Iran, il y a eu une forte baisse d’environ 20 % de l’activité au début de la campagne. Les données montrent une reprise partielle après les deux premières semaines de la campagne.
Le marché du travail reste tendu et le rythme des augmentations salariales dans le secteur des entreprises a atteint 4,7 % en novembre-janvier.
Selon les prévisions du Département de la recherche, formulées dans l’hypothèse que la guerre avec l’Iran et les combats au Liban prendront fin vers la fin avril, le PIB devrait croître de 3,8 % en 2026 et de 5,5 % en 2027, contre respectivement 5,2 % et 4,3 % dans les prévisions de janvier.
Le déficit budgétaire devrait s’élever à 5,3 % du PIB en 2026 et à 4,4 % du PIB en 2027, et le ratio dette/PIB devrait être d’environ 70,5 % du PIB en 2026 et à la fin de 2027.