Le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar a tenu aujourd’hui (mardi 29 juillet 2025) un briefing pour les médias internationaux au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.
Voici sa déclaration complète :
« Bonjour.
Nous assistons à une campagne internationale de pression déformée contre Israël ces derniers jours.
Cette campagne alimente la vague d’antisémitisme que nous observons.
Quand ils demandent : Mettez fin à cette guerre. Que signifie vraiment cela ?
Mettre fin à la guerre alors que le Hamas reste au pouvoir à Gaza.
Ce serait une tragédie pour les Israéliens et les Palestiniens.
C’est pourquoi ils ont pris des otages en premier lieu :
Essayer d’imposer leur volonté à Israël.
Ça n’arrivera pas.
Peu importe la pression exercée sur Israël.
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Deuxième objectif de cette campagne déformée :
Tenter d’imposer à Israël un État terroriste palestinien.
Le ministre des Affaires étrangères français a déclaré hier à New York que l’Europe devait exercer des pressions sur Israël pour accepter une « solution à deux États ».
Établir un État palestinien aujourd’hui, c’est établir un État du Hamas. Un État djihadiste.
Ça n’arrivera pas.
Nous sommes conscients du fait qu’il y a aujourd’hui en Europe des pays avec de grandes populations musulmanes. Parfois, cela affecte les politiques de leurs gouvernements.
Mais cela ne mènera pas Israël au suicide.
Nous n’autoriserons pas un État terroriste djihadiste au cœur de notre ancienne patrie.
Nous n’autoriserons pas un État terroriste du Hamas à se former à quelques kilomètres seulement de nos centres de population.
Israël ne sera pas la Tchécoslovaquie du 21e siècle.
Nous ne sacrifierons pas notre propre existence pour apaiser certains pays.
Nous ne renoncerons pas à nos intérêts fondamentaux pour lutter contre la politique intérieure de certains pays qui ont perdu le contrôle de leurs rues.
Mais ils prétendent encore avec arrogance décider pour nous ce qui est bon pour notre sécurité.
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Nous remercions notre grand allié, les États-Unis, le président Trump et son administration, pour leur soutien indéfectible à la guerre d’Israël contre le Hamas et le terrorisme.
La pression diplomatique ne changera pas notre politique. Aucune force extérieure ne poussera Israël à sacrifier sa sécurité.
Nous sommes toujours ouverts au dialogue constructif. Mais la pression sur nous – ne fonctionnera pas.
Il faut être clair :
La pression internationale sur Israël pendant les jours critiques des négociations pour un cessez-le-feu et un accord d’otages a déjà poussé le Hamas à durcir sa position.
Cette pression sabote directement les chances d’un cessez-le-feu et d’un accord d’otages.
Elle ne fait qu’encourager l’escalade militaire en renforçant la position du Hamas.
Tout le monde qui s’inquiète de la situation humanitaire doit se demander :
Qui est responsable de la souffrance des Palestiniens à Gaza ?
Qui est responsable de cette guerre et de sa continuation ?
Il n’y a qu’une seule réponse claire : le HAMAS.
Le Hamas a initié la guerre avec son massacre du 7 octobre.
Le Hamas est responsable de la continuation de la guerre en refusant de libérer nos otages – nous avons toujours 50 otages à Gaza – et en refusant de déposer les armes.
La pression internationale ne doit pas s’exercer sur Israël. Elle doit s’exercer sur le Hamas. »