Par Eitan Elhadez-Barak • 13 juillet 2025
Jérusalem, 13 juillet 2025 (TPS-IL) — Même selon les normes du Moyen-Orient, le village de Ghajar, situé près de la convergence des frontières israélienne, syrienne et libanaise, est une anomalie.
Une statue de Saint Georges terrassant un dragon dans le village alaouite israélien de Ghajar le 9 juillet 2025. Bien qu’Israël ait capturé le village à la Syrie en 1967, les cartographes des Nations Unies ont tracé la frontière Israël-Liban à travers le village en 2000. Les Alaouites sont une branche de l’islam chiite dont les croyances comprennent des éléments du christianisme. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
En 1967, Israël a capturé Ghajar à la Syrie lors de la guerre des Six Jours de 1967. Comme les habitants, tous Alaouites, se considéraient toujours syriens, ils ont demandé à Israël que leur village soit considéré comme faisant partie du plateau du Golan.
Le village de Ghajar à la frontière Israël-Liban le 9 juillet 2025. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-Il
En 1978, Israël a remis ses positions au Liban à l’Armée du Sud-Liban (ASL) et à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) nouvellement formée. Bien qu’Israël soit resté à Ghajar, le village s’est étendu vers le nord au Liban avec la bénédiction de l’ASL et de la FINUL, brouillant efficacement la frontière.
Le résident de Ghajar, Jamal Khatib, se tient entre un ménorah juif et une statue d’une épée fourchue associée à l’Imam Ali le 9 juillet 2025. « Mon père avait une carte d’identité syrienne », a-t-il déclaré au Service de presse d’Israël. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
Lorsque Israël a annexé le plateau du Golan en 1981, les habitants de Ghajar ont accepté la citoyenneté israélienne.
Dans le village de Ghajar, une image d’Ali, Muhammad et Salman, qui symbolisent symboliquement trois aspects de Dieu dans le concept de Trinité alaouite, le 9 juillet 2025. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
Israël a de nouveau envahi le Liban en 1982 pour chasser les groupes terroristes palestiniens du sud du Liban.
Une statue d’un ange dans le village alaouite israélien de Ghajar le 9 juillet 2025. La foi alaouite mélange l’islam chiite avec des éléments du christianisme. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
Pour marquer le retrait d’Israël du Liban en 2000, les cartographes de l’ONU ont tracé la frontière, connue sous le nom de Ligne bleue, directement à travers Ghajar.
La frontière libanaise vue depuis Ghajar le 9 juillet 2025. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
Les villageois ont refusé de laisser leur communauté être divisée, donc un statu quo inhabituel s’est développé. Les habitants étaient autorisés à visiter librement les deux côtés de Ghajar. Aujourd’hui, les habitants des deux côtés de Ghajar détiennent la citoyenneté israélienne.
Une statue de l’Imam Ali, pressant une épée contre le cou d’un lion dans le village alaouite israélien de Ghajar le 9 juillet 2025. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
Lorsque le Hezbollah a commencé à tirer des roquettes sur le nord d’Israël après l’attaque du 7 octobre par le Hamas, les habitants de Ghajar ont refusé d’évacuer.
Une porte frontalière à Ghajar menant au Liban le 9 juillet 2025. Photo par Eitan Elhadez-Barak/TPS-IL
En 2022, un poste de contrôle de sécurité à l’entrée du village a été supprimé, permettant aux Israéliens de visiter librement Ghajar pour la première fois. Le tourisme est maintenant le moteur économique du village.