Par Pesach Benson • 9 mars 2026
Jérusalem, 9 mars 2026 (TPS-IL) — Les Forces de défense israéliennes ont diffusé lundi l’enregistrement d’un appel téléphonique entre un officier du renseignement israélien et un résident du quartier de Dahiyeh, à Beyrouth, dans lequel l’interlocuteur exprimait sa colère contre le Hezbollah et déclarait que le groupe forçait les civils à quitter leurs foyers.
Selon les FDI, la conversation a eu lieu alors que les forces israéliennes émettaient des avertissements d’évacuation aux résidents des zones où des frappes aériennes sont prévues. Ces avertissements sont parfois transmis par des appels téléphoniques passés par des officiers du renseignement de l’unité 504, une unité militaire responsable de la collecte de renseignements humains.
Dans l’enregistrement, le résident indique à l’officier que la présence du Hezbollah dans la zone met en danger les civils. « Débarrassez-vous du Hezbollah, je suis avec vous », dit le résident lors de l’appel. « Ils nous ont forcés à quitter nos maisons. »
Le résident souligne également que de nombreux citoyens libanais soutiennent le gouvernement du pays plutôt que le groupe militant soutenu par l’Iran. « Le peuple libanais est avec l’État libanais, pas avec le Hezbollah », déclare l’interlocuteur.
Les FDI ont indiqué que le Hezbollah s’était largement déployé dans tout Dahiyeh, une banlieue sud de Beyrouth considérée comme un bastion de l’organisation terroriste soutenue par l’Iran. Selon l’armée israélienne, certains sites y sont utilisés pour fabriquer et développer des armes, y compris des installations impliquées dans l’amélioration de la précision des missiles guidés par l’Iran.
Le Hezbollah a passé des décennies à constituer des stocks d’armes, dont des missiles de précision iraniens avancés, ont indiqué les FDI, ajoutant que le groupe stockait et produisait souvent des armes au sein d’infrastructures civiles telles que des immeubles résidentiels.
Parallèlement, le porte-parole des FDI en langue arabe, le colonel Avichay Adraee, a réitéré lundi matin les avertissements aux habitants du sud du Liban pour qu’ils évacuent leurs domiciles.
« Dans les heures qui viennent, les Forces de défense israéliennes agiront avec force contre l’infrastructure terroriste de l’Association Al-Qard al-Hassan, qui constitue un élément central dans le financement des activités terroristes du Hezbollah et nuit à l’économie libanaise au service des intérêts iraniens », a tweeté Adraee.
L’Association Al-Qard Al-Hassan (AQHA), associée au financement du terrorisme et au blanchiment d’argent, est utilisée depuis des années pour acheminer des fonds au Hezbollah.
Dans des commentaires adressés au Press Service of Israel après que Israël a frappé 20 succursales de l’AQHA en 2024, une personnalité de haut rang du renseignement israélien a décrit l’AQHA comme « l’un des plus grands centres de pouvoir économique du mandataire iranien ».
Elle a également suggéré que sa concurrence avec le secteur bancaire libanais contribuait à l’instabilité économique du pays, tandis que le Hezbollah bénéficiait d’un système financier parallèle et non réglementé.
Ce réseau repose sur l’Association Al-Qard Al-Hassan, par laquelle le Hezbollah dépose et stocke des fonds, gère les paiements de salaires, et effectue même des transferts d’argent depuis l’Iran. Fondée en 1982, l’AQHA s’est considérablement développée pour compter 34 succursales sur fond de crise économique au Liban. Elle est spécialisée dans l’octroi de microcrédits à la communauté chiite libanaise, qui soutient majoritairement le Hezbollah. Ces prêts servent à divers besoins, des dépenses de mariage au développement agricole et aux fermes solaires.
Le Département du Trésor américain a sanctionné l’AQHA en 2007.
Les FDI ont commencé à attaquer le Hezbollah au Liban après que le groupe terroriste soutenu par l’Iran a tiré trois roquettes en direction de Haïfa le 2 mars. Il s’agissait de la première attaque de roquettes du Hezbollah depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu en novembre 2024. Le Hezbollah a revendiqué la responsabilité des tirs de roquettes du 2 mars, les qualifiant de « vengeance pour le sang du Guide suprême des musulmans, Ali Khamenei ». Khamenei a été assassiné lors d’une frappe aérienne israélienne le premier jour de la guerre.



























