Le ministère de la Santé révise les règles sur le don de sperme
Le ministère israélien de la Santé révise les règles sur le don de sperme, renforçant le dépistage des donneurs avec des tests génétiques complets et limitant le nombre de familles par donneur.
Le projet de procédure soumis à commentaires publics relève le niveau de soins dans ce domaine tout en équilibrant la demande et le besoin de dons de sperme avec les droits des donneurs et la santé de la descendance.
Les principaux changements comprennent l’établissement de critères médicaux minimums pour les donneurs, y compris des tests génétiques complets, et la limitation du nombre de familles pouvant recevoir des dons du même donneur.
Aujourd’hui, le Ministère de la Santé publie pour commentaires publics un amendement à la procédure régissant la gestion des banques de sperme en Israël afin de réglementer leurs opérations. La procédure représente une amélioration du niveau de soins dans ce domaine sensible, équilibrant la demande de dons de sperme provenant de sources nationales et internationales avec la protection des droits des donneurs et la santé des enfants résultants.
Ces dernières années ont vu plusieurs évolutions dans le don de sperme : une demande accrue, notamment chez les femmes célibataires et les couples de même sexe, tandis que le nombre de donneurs israéliens n’a pas augmenté pour répondre à cette demande ; une augmentation des coûts des dons de sperme internationaux ; et des défis dans le recrutement des donneurs en raison d’exigences plus strictes, ce qui fait que seulement environ 15 % des candidats sont qualifiés et entraîne des augmentations de prix importantes dues à la nécessité de tests approfondis.
Il y a environ deux ans et demi, le Ministère de la Santé a créé un Département de la fertilité et de la naissance pour réglementer les traitements de fertilité en Israël. Dans ce cadre, les procédures et les circulaires du ministère ont été mises à jour et la supervision renforcée. Actuellement, 17 banques de sperme opèrent en Israël sous la circulaire du Directeur général de 2007. En raison des nombreux changements dans le domaine, le ministère a décidé de mettre à jour la circulaire et les procédures pertinentes.
La circulaire mise à jour expose les règles de gestion et de licence des banques de sperme, la réglementation de l’activité des laboratoires des banques de sperme, les directives et restrictions pour l’obtention de dons de donneurs israéliens, les tests génétiques et autres des donneurs, l’acceptation des dons de sperme de l’étranger et les mécanismes d’importation, l’allocation des dons aux receveurs, la libération du sperme de la banque, la gestion des dossiers médicaux, ainsi que le dépôt de sperme pour usage personnel, le stockage du sperme des mineurs, la collecte auprès de donneurs décédés, et les règles de sécurité, de confidentialité et de protection des données.
Des directives claires ont également été établies pour les tests médicaux et génétiques des donneurs et les critères médicaux minimums pour accepter un don, y compris un accès complet au dossier médical, des tests génétiques complets et le stockage de l’ADN pour des tests futurs, applicables aux donneurs en Israël et à l’étranger.
Les procédures centrales comprennent la réglementation de la base de données des donneurs au sein du Ministère de la Santé pour empêcher un donneur de contribuer à plus d’une banque et pour permettre le partage sécurisé d’informations entre les banques concernant les découvertes génétiques et autres chez la descendance, réduisant ainsi le risque que des enfants naissent avec des troubles génétiques. Les dons du même donneur sont limités à 12 familles, avec une allocation supplémentaire pour un maximum de cinq femmes cherchant uniquement la préservation de la fertilité. Compte tenu de la responsabilité des responsables des banques de sperme dans la mise en correspondance des donneurs avec les receveurs, les receveurs sont tenus de subir au moins les tests génétiques inclus dans le panier de santé national afin de minimiser le risque de maladies génétiques.
Il existe également une obligation de signaler au responsable de la banque de sperme concernée et au Ministère de la Santé toute découverte génétique ou potentiellement génétique chez la descendance issue d’un don de sperme, afin d’évaluer l’utilisation continue du don et de prévenir les dommages aux futurs enfants. La circulaire spécifie les informations minimales sur le donneur à fournir aux receveurs, y compris la religion déclarée et toute information halachique supplémentaire si elle est fournie.
De plus, les donneurs peuvent indiquer dans leur formulaire de consentement s’ils envisageraient, si la loi le permettait à l’avenir, un don non anonyme, sous réserve de la loi applicable à ce moment-là. La circulaire continue d’exiger l’obtention du consentement de la receveuse et, le cas échéant, de son partenaire pour l’utilisation du sperme de donneur, y compris la reconnaissance que tout enfant résultant sera légalement considéré comme le leur à des fins telles que la pension alimentaire et l’héritage. Pour plus de clarté, la circulaire recommande également aux couples de préparer un testament. Afin d’élargir le bassin de donneurs, les hommes jusqu’à 38 ans peuvent donner du sperme. Les donneurs mariés ou en couple peuvent également donner, mais doivent déclarer que leur conjoint ou partenaire a été informé.


























