Actualités de dernière minute
Affaires Juridiques

Sélection de clubs : égalité incluse, exclusion exclue

Un tribunal de Tel-Aviv juge le club Huli Gvuli coupable de discrimination illégale envers un homme éthiopien en raison de son origine, violant la loi anti-discrimination israélienne.

Israël : Victoire juridique contre la discrimination raciale dans un club de Tel-Aviv

un tribunal de Tel-Aviv a condamné un club pour avoir refusé l’entrée à un jeune homme d’origine éthiopienne, affirmant que la discrimination est illégale et coûteuse.

Une nouvelle lutte contre le racisme s’est conclue par une victoire juridique et morale importante. Le tribunal de première instance de Tel-Aviv-Jaffa a récemment accepté une plainte déposée contre le club « Huli Gvuli », statuant que le plaignant, un jeune homme d’origine éthiopienne, avait été victime de discrimination à l’entrée de l’établissement en raison de sa couleur de peau et de son origine.

Ce verdict rappelle fermement à tout propriétaire d’entreprise en Israël que la discrimination n’est pas seulement un acte immoral, mais aussi une violation de la loi passible de sanctions financières importantes. L’incident a révélé que le plaignant s’était vu refuser l’entrée sous prétexte que « l’entrée est réservée aux invités », alors que les preuves présentées au tribunal – y compris des vidéos et des témoignages – montraient que d’autres clients étaient admis simultanément sans aucune vérification de listes préétablies. Le tribunal a jugé que la version du club, selon laquelle l’établissement était complet ou que l’entrée nécessitait une pré-inscription, n’était ni convaincante ni étayée. Il a conclu que les défendeurs avaient dissimulé la raison réelle et probable dans ces circonstances : la discrimination du plaignant fondée sur son origine, son apparence et sa couleur de peau.

La plainte s’appuyait sur la loi de 2000 sur l’interdiction de la discrimination dans les produits, les services et l’accès aux lieux de divertissement et publics (ci-après : la « Loi sur l’interdiction de la discrimination »), qui constitue la base de la lutte juridique contre la discrimination en Israël et interdit la discrimination fondée sur la race, la religion, la nationalité et le lieu d’origine.

Un point clé du verdict a été l’application de l’article 6 de la loi, qui établit des « présomptions de discrimination », facilitant ainsi la tâche du plaignant pour prouver sa demande dans les cas de refus d’entrée à un groupe caractérisé, comme ce fut le cas ici lorsque le club n’a pas satisfait à la charge de la preuve requise pour réfuter cette présomption.

Ce verdict représente une étape importante dans la lutte pour garantir un espace public égalitaire, où chaque citoyen peut se sentir inclus et protégé, quelle que soit son origine. Le tribunal a effectivement accordé au plaignant la compensation maximale prévue par la loi sans preuve de préjudice, s’élevant à 50 000 shekels, plus 10 000 shekels pour les frais juridiques et les dépens. Le juge a noté que le refus des défendeurs de reconnaître la faute de leurs actions et leur défense problématique – y compris la dissimulation de témoins importants et la soumission de vidéos de sécurité trompeuses – justifiaient l’octroi de la somme maximale.

Dans ce contexte, il est important de souligner que la lutte contre la discrimination est une priorité absolue pour l’unité gouvernementale de coordination de la lutte contre le racisme, qui œuvre à éradiquer ces phénomènes dans la sphère publique. Dans le cadre des efforts visant à rendre la justice accessible à l’ensemble de la population, l’ordonnance temporaire permettant une représentation juridique par l’aide juridique du ministère de la Justice pour les actions en justice relevant de la Loi sur l’interdiction de la discrimination, sans vérification des conditions de ressources, a récemment été prolongée. L’objectif est de supprimer les barrières financières pour les victimes de racisme et de leur permettre de faire valoir leurs droits en justice.

author avatar
Ministère de la Justice