Une décision de justice met fin à une affaire de racisme dans l'espace public
Une lutte contre les manifestations de racisme dans l'espace public s'est conclue par une décision de justice retentissante. La plaignante s'était adressée à l'unité gouvernementale de coordination de la lutte contre le racisme, au sein du ministère de la Justice. Reconnaissant la gravité de l'affaire, l'unité a transmis le dossier pour une résolution par l'aide juridique, qui a intenté le procès au nom d'une employée du contrôle frontalier. Le verdict souligne la gravité de traiter une personne en fonction de sa couleur de peau et établit que les propos racistes ne sont pas de « simples injures », mais une profonde atteinte à la dignité et à la bonne réputation d'une personne.
L'incident s'est produit lorsque la plaignante a demandé à la défenderesse de ne pas couper la file d'attente au contrôle frontalier. En réponse, la défenderesse a proféré des propos offensants à son encontre devant des passagers et des collègues, notamment : « Tu n'es rien », « Tu ne travailleras plus ici », « Hé, femme noire » et « famille de singes ». Le juge a statué que ces propos constituaient une diffamation au sens de la loi sur la diffamation de 1965, car ils visaient à humilier la plaignante en raison de sa race et de ses origines, et à lui attribuer une valeur inférieure.
Le juge a précisé que le racisme est une maladie sociale qui attribue des caractéristiques négatives à une personne uniquement en fonction de sa couleur de peau, ignorant ses qualités humaines, et qu'il n'y a plus de place pour un tel comportement à notre époque. Le verdict note que les propos ont été tenus publiquement, sur le lieu de travail de la plaignante, ce qui a amplifié son sentiment d'humiliation et de traumatisme, la conduisant même à demander un transfert de poste. Malgré les dénégations de la défenderesse, le tribunal s'est appuyé sur des témoignages crédibles d'autres agents de contrôle frontalier et sur l'aveu de la défenderesse dans le cadre d'un accord conditionnel dans une procédure pénale parallèle, où elle a admis avoir insulté l'employée publique avec l'expression « femme noire ».
L'unité gouvernementale de coordination de la lutte contre le racisme, qui a suivi l'affaire depuis le début, considère cette décision comme une étape importante pour créer un effet dissuasif et maintenir l'espace public exempt de discrimination et de racisme. L'unité souligne que la décision s'inscrit dans l'esprit de la loi sur l'interdiction de la discrimination dans les produits, les services et l'accès aux lieux de divertissement et publics de 2000, qui vise l'égalité totale pour chaque personne. Finalement, la défenderesse a été condamnée à verser à la plaignante une indemnisation de 35 000 shekels, ainsi que les frais de justice et les honoraires d'avocat s'élevant à 10 000 shekels.
Il est important de noter que, dans le cadre de l'effort national d'éradication du racisme, l'ordonnance temporaire accordant une représentation juridique gratuite par le département de l'aide juridique dans de telles affaires a été prolongée, sans condition de ressources, afin de garantir que chaque victime puisse faire valoir ses droits sans crainte.







