Meurtre à Kafr Qara : le bilan des homicides israélo-arabes en 2025 continue de grimper

Les homicides de citoyens arabes-israéliens en forte hausse avec le meurtre à Kafr Qara. Un homme tué dans une ville du nord, le motif fait l'objet d'une enquête. Une vague de violence saisit le secteur arabe.

Par Pesach Benson • 2 novembre 2025

Jérusalem, 2 novembre 2025 (TPS-IL) — Un homme a été assassiné samedi soir près de chez lui dans la ville arabe du nord de Kafr Qara, peu de temps après sa libération de prison alors qu’une vague de meurtres israélo-arabes se poursuivait.

La victime a été identifiée comme étant Amin Agbariya, âgé de 40 ans, originaire d’Umm al-Fahm. Agbariya avait purgé 17 ans de prison pour le meurtre en 2008 d’un propriétaire de kiosque lors d’un différend commercial. Il s’était marié il y a deux mois.

Les secouristes de Magen David Adom appelés sur les lieux ont trouvé Agbariya grièvement blessé par balles. Il a été transporté à l’hôpital Hillel Yaffe à Hadera, où les médecins n’ont pas pu le sauver.

D’après la police, le motif reste sous enquête.

Ce meurtre fait suite à un autre incident mortel à Kafr Qara la semaine dernière, lorsque Muhammad Hussein Marazka, âgé de 17 ans et originaire d’Arara, a été poignardé à mort lors d’une bagarre dans une école locale. Marazka a été transporté d’urgence à l’hôpital HaEmek sans signes de vie et a été déclaré mort plus tard. La police a arrêté un autre élève soupçonné d’être impliqué dans l’altercation.

Parallèlement, Nadal Musrati, un résident de Lod dans la vingtaine, est décédé de ses blessures vendredi après avoir été abattu à Jaffa il y a quatre mois. La police n’a signalé aucune arrestation.

D’après les Initiatives Abraham, une organisation à but non lucratif qui promeut l’intégration des Arabes dans la société israélienne, 215 Arabes israéliens ont été assassinés en 2025.

Cette recrudescence s’inscrit dans une tendance de violence dans le secteur arabe, qui a enregistré 230 meurtres en 2024. En 2023, un nombre record de 244 Arabes israéliens ont été assassinés, plus du double des 120 homicides en 2022.

Cette vague de violence est attribuée à des groupes criminels organisés se livrant à des luttes territoriales et cherchant à éliminer leurs rivaux. Les organisations criminelles arabes sont impliquées dans l’extorsion, le blanchiment d’argent et le trafic d’armes, de drogues et de femmes.

Les critiques soutiennent que la vague de criminalité s’est aggravée depuis que Itamar Ben-Gvir, un politicien d’extrême droite, est devenu ministre de la Sécurité nationale en 2022.