La Cour suprême d’Israël approuve un compromis sur une nomination clé en matière de sécurité

La Cour suprême d'Israël a approuvé dimanche un compromis entre le gouvernement et le procureur général Gali Baharav-Miara, résolvant ...

Par Pesach Benson • 13 juillet 2025

Jérusalem, 13 juillet 2025 (TPS-IL) — La Haute Cour de Justice d’Israël a approuvé dimanche un compromis entre le gouvernement et le procureur général Gali Baharav-Miara, mettant fin à des mois de litiges juridiques sur la nomination d’un nouveau chef de l’Agence de sécurité israélienne (Shin Bet).

Conformément à l’accord, le Premier ministre Benyamin Netanyahou soumettra son candidat pour le poste au Comité consultatif des nominations supérieures — également connu sous le nom de Comité Grunis — dans un délai de 60 jours. Le panel évaluera ensuite la pertinence du candidat.

Le candidat, largement attendu pour être le général de division David Zini, sera soumis à un arrangement de conflit d’intérêts limitant sa participation à ces affaires sauf autorisation explicite du procureur général. Jusqu’à ce qu’un nouveau chef permanent prenne ses fonctions, l’agence continuera d’être dirigée par le chef par intérim, connu sous le nom de code « S ».

Le délai de 60 jours vise à permettre au Shin Bet de terminer son rôle dans deux enquêtes criminelles sensibles : l’affaire dite du « Qatargate » et une enquête distincte impliquant des documents classifiés divulgués — apparemment liés à des proches collaborateurs de Netanyahou.

Ce compromis marque la fin d’une impasse constitutionnelle déclenchée par la tentative du gouvernement en mars de révoquer l’ancien chef du Shin Bet, Ronen Bar. La Haute Cour a statué en mai que Netanyahou avait un conflit d’intérêts dans cette affaire en raison des enquêtes en cours de l’agence, et l’a empêché de participer à la sélection du successeur de Bar. La décision d’aujourd’hui est intervenue après qu’un autre panel de juges semblait prêt à se ranger du côté des pétitionnaires contestant les restrictions du procureur général — incitant les deux parties à trouver une solution médiatisée.

Netanyahou et Bar se rejettent mutuellement la responsabilité de ce qui était connu avant l’attaque du 7 octobre par le Hamas et de la possibilité de l’empêcher, ainsi que du scandale du « Qatargate ». Bar affirme que la décision de Netanyahou de le révoquer a été influencée par un conflit d’intérêts lié à l’enquête en cours. Le gouvernement soutient que Bar aurait dû démissionner après que l’agence ait terminé son enquête interne en mars.

Le Shin Bet, service de renseignement intérieur d’Israël, est responsable de la lutte contre le terrorisme, du contre-espionnage, de la sécurité intérieure, de la protection des VIP et de la cybersécurité. Le seul directeur du Shin Bet à avoir jamais quitté ses fonctions avant la fin de son mandat de cinq ans était Carmi Gillon, qui a démissionné à la suite de l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995.

Également dimanche, le Comité ministériel de la législation a approuvé un projet de loi controversé présenté par le député de l’Otzma Yehudit, Zvika Fogel. La législation permettrait aux gouvernements entrants de limoger les hauts fonctionnaires publics et de sécurité — y compris le procureur général, le chef d’état-major de l’IDF, et les chefs du Shin Bet et du Mossad — dans leurs 100 premiers jours de mandat. Le projet de loi passera maintenant en lecture préliminaire à la Knesset.

Les critiques avertissent que cette mesure s’inscrit dans une campagne plus large visant à consolider le pouvoir exécutif et à affaiblir les contre-pouvoirs institutionnels. Les partisans soutiennent que cela donnerait aux gouvernements élus une autorité accrue pour mettre en œuvre leurs mandats dès le premier jour.