Jérusalem : le permis d’un médecin accusé d’agressions sexuelles suspendu
Le tribunal de district de Jérusalem a rejeté cette semaine le recours d’Adel Miske, généraliste sans spécialisation accusé d’agressions sexuelles sur plusieurs plaignantes lors d’examens neurologiques. Il contestait la décision du directeur général adjoint du ministère de la Santé, le Dr Sefi Mendlovich, de suspendre son permis d’exercer jusqu’à nouvel ordre.
Le comité disciplinaire avait initialement recommandé de limiter le permis d’Adel Miske au traitement des hommes uniquement. Cependant, en juillet dernier, le directeur général adjoint avait décidé d’aggraver la sanction et de suspendre temporairement le permis de Miske pour six mois, la période maximale autorisée par la loi. Comme indiqué, le tribunal a statué cette semaine sur la suspension du permis jusqu’à nouvel ordre.
Le ministère de la Santé était représenté dans la procédure par le bureau du procureur du district de Jérusalem (civil). Le verdict a entièrement adopté la position du ministère de la Santé, statuant que « la gravité des infractions reprochées à l’appelant, étroitement et intrinsèquement liées à sa conduite en tant que médecin, et le grave préjudice porté à la confiance du public dans le système médical, font clairement pencher la balance en faveur de l’intérêt public. Les actes, tels qu’allégués, impliquent une grave violation de la confiance des patients, exploitant son statut de médecin et l’espace thérapeutique, et constituent une violation grave de la dignité professionnelle. »
Le ministère de la Santé considère toute atteinte aux patients, et particulièrement dans le domaine des agressions sexuelles, avec la plus grande sévérité. Il adopte une politique de tolérance zéro envers les conduites qui ne sont pas conformes à la dignité professionnelle et nuisent à la confiance du public. Le ministère continuera d’agir pour sauvegarder la santé publique et la confiance dans le système, surveillera la mise en œuvre de la suspension par le médecin, et ne tolérera aucune violation des mesures disciplinaires.