Au-delà des gros titres : Un afflux record d’aide arrive dans la Bande de Gaza pour contrer les avertissements de famine

Par Sveta Listratov • 21 août 2025

Jérusalem, 21 août 2025 (TPS-IL) — En pleine guerre à Gaza, Israël continue de faciliter des niveaux sans précédent d’aide humanitaire à la population civile, contrecarrant les récits de famine généralisée et de malnutrition sévère circulés par des agences internationales.

D’après le Coordinateur israélien des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), plus de 250 camions d’aide humanitaire sont entrés à Gaza le 20 août 2025, via les passages de Kerem Shalom et Zikim, transportant des denrées alimentaires essentielles, du carburant et des fournitures médicales. De plus, près de 390 camions ont été collectés et distribués par l’ONU et d’autres organisations internationales, tandis que des centaines d’autres attendent d’être collectés du côté de Gaza. Des aides aériennes ont ajouté 154 palettes de fournitures vitales, et 155 patients—principalement des enfants et leurs soignants—ont quitté Gaza par Kerem Shalom pour un traitement médical aux Émirats arabes unis.

“L’aide humanitaire ne cesse d’augmenter, avec des centaines de camions entrant quotidiennement,” a souligné le COGAT. “Divers acteurs humanitaires, y compris des organisations du secteur privé, veillent à ce que l’aide parvienne aux civils, et non au Hamas. Les prix des denrées alimentaires à Gaza chutent, et les visuels sur les réseaux sociaux montrent de grandes quantités de nourriture disponibles.”

Cette échelle opérationnelle est reflétée par le travail de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF). En moins de trois mois, la GHF rapporte avoir distribué plus de 130 millions de repas à travers environ 2,17 millions de boîtes d’aide. Le 20 août seul, la GHF aurait distribué 20 736 boîtes de nourriture, comprenant des chargements de pommes de terre et d’oignons, ainsi que des aliments supplémentaires prêts à l’emploi (RUSF) ciblés sur les femmes et les enfants vulnérables pour prévenir la malnutrition.

Le directeur exécutif de la GHF, John Acree, a décrit les défis de la distribution de l’aide à Gaza comme “la livraison de nourriture dans une zone de guerre active—densément peuplée, avec des lignes floues entre civils et combattants. Contrairement à d’autres zones de conflit, les civils ici ne peuvent pas fuir. Les frontières sont fermées. Les modèles traditionnels d’aide alimentaire ne fonctionnent tout simplement pas.”

L’organisation s’appuie fortement sur le personnel local, qui guide le processus de distribution, veillant à ce que les programmes soient sensibles sur le plan culturel et réactifs aux besoins en temps réel, y compris des journées de distribution réservées aux femmes et aux enfants. Malgré les menaces pesant sur leurs vies et leurs familles—y compris le meurtre de 12 travailleurs locaux en juin—ce personnel reste engagé à maintenir les opérations d’aide.

“Les travailleurs locaux sont l’épine dorsale de cette opération,” a déclaré Acree. “Ils ne se contentent pas de livrer de la nourriture—ils font face à la terreur, choisissant l’espoir pour leurs communautés chaque jour.”

Cependant, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti sur son X compte de la montée de la malnutrition à Gaza, qualifiant la situation de “famine” et soulignant les risques pour les enfants et les mères, notamment le retard de croissance, l’immunité affaiblie et les complications maternelles. Le PAM a souligné que l’accès sûr et continu est crucial pour intensifier le traitement et prévenir les dommages développementaux à long terme.

Le COGAT a répondu directement à ce récit, soulignant que bien que des défis subsistent, les faits sur le terrain racontent une autre histoire. Les flux d’aide sont robustes, les points d’entrée sont opérationnels, et les efforts de collaboration avec de multiples organisations internationales et du secteur privé garantissent que la nourriture parvient aux civils. Le COGAT a appelé à se concentrer sur un travail humanitaire pratique, plutôt que sur des récits qui pourraient être politiquement exploités par le Hamas.

Une enquête précédente du Service de presse d’Israël a examiné comment les goulots d’étranglement systémiques de l’ONU, le pillage par le Hamas et le trafic illicite déforment le pipeline d’aide vers Gaza. Ce rapport, basé sur les propres chiffres de l’ONU, a révélé que jusqu’à 85% de l’aide entrante a été volée avant d’atteindre les civils, sapant les allégations de famine délibérée par Israël.

Alors que l’écart se creuse entre les avertissements humanitaires urgents et les réalités opérationnelles, les voix sur le terrain offrent une perspective ancrée. Le directeur exécutif de la GHF, John Acree, rappelle que “la demande de nourriture est incessante, tout comme notre engagement. Nous adaptons nos opérations en temps réel pour garder les gens en sécurité et informés, et nous sommes prêts à collaborer avec d’autres organisations pour intensifier et livrer plus de repas au peuple de Gaza”.

Environ 1 200 personnes ont été tuées, et 252 Israéliens et étrangers ont été pris en otage lors des attaques du Hamas contre les communautés israéliennes près de la frontière de Gaza le 7 octobre. Parmi les 50 otages restants, environ 30 sont présumés morts.