L’Autorité des antiquités d’Israël piratée par un groupe cybernétique pro-iranien

Par Pesach Benson • 22 juin 2025

Jérusalem, 22 juin 2025 (TPS-IL) — Le compte X de l’Autorité des antiquités d’Israël a été piraté tôt dimanche par le groupe cybernétique iranien Handala, qui a tweeté un message menaçant et une image de l’ayatollah Ali Khamenei aux côtés d’un missile iranien.

“Bientôt, tous les commandants israéliens devront faire face aux conséquences de leurs crimes de guerre. Rien n’empêchera le jour où une vengeance sévère sera exercée sur ceux qui ont commis de tels actes odieux,” a averti le message.

Le tweet, publié à 1h00 du matin, a finalement été supprimé.

L’Autorité des antiquités d’Israël est un organisme gouvernemental chargé de préserver, d’excaver et de gérer les sites archéologiques et les antiquités d’Israël. Son compte X compte 2 600 abonnés.

En janvier, Handala avait revendiqué la responsabilité de la violation des systèmes d’alerte d’urgence dans 20 jardins d’enfants israéliens, déclenchant de fausses sirènes de roquettes et diffusant des messages en arabe et des chansons pro-terroristes.

Mardi, un groupe de hackers potentiellement lié à Israël a revendiqué la responsabilité d’une cyberattaque contre la Banque Sepah, l’une des institutions financières les plus stratégiquement importantes d’Iran. Le groupe, appelé Black Sparrow, a déclaré avoir “détruit toutes les données” et visé la banque pour son rôle dans le financement des programmes militaires et nucléaires de l’Iran.

La Banque Sepah, qui compte 1 800 succursales à travers l’Iran et est présente en Europe, a été sanctionnée par les États-Unis en 2019 pour avoir soutenu les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) et aidé l’Iran à contourner les sanctions financières internationales.

Les clients ont signalé des pannes généralisées, certains incapables d’accéder à leurs comptes. Les cartes d’autres banques liées à l’armée, dont Kosar et Ansar, ont également cessé de fonctionner. Les autorités iraniennes n’ont pas encore émis de réponse officielle.

Israël a lancé des frappes préventives contre les sites nucléaires iraniens le 13 juin, citant des renseignements indiquant que Téhéran avait atteint “un point de non-retour” dans sa quête d’armes nucléaires. Selon les responsables de la défense israélienne, l’Iran a développé la capacité d’enrichir rapidement de l’uranium et d’assembler des bombes nucléaires, avec suffisamment de matériau fissile pour jusqu’à 15 armes.

Les services de renseignement israéliens ont également mis au jour un programme clandestin visant à achever tous les composants d’un dispositif nucléaire. Les frappes ont marqué une escalade dramatique dans ce que les responsables décrivent comme une stratégie iranienne plus large combinant développement nucléaire, prolifération de missiles et guerre par procuration visant à la destruction d’Israël.