Israël découvre une affaire présumée d’espionnage impliquant une femme de Nazareth

Par Pesach Benson • 15 avril 2026

Jérusalem, 15 avril 2026 (TPS-IL) — Une citoyenne israélienne de Nazareth a été arrêtée, soupçonnée d'avoir commis des infractions liées à la sécurité pour le compte d'une entité étrangère, a-t-on appris mercredi.

La suspecte, identifiée comme Shomua Abu Abed, a été détenue en mars suite à une enquête sur des contacts présumés avec des agents liés à un État ennemi, selon l'Agence de sécurité israélienne (Shin Bet) et la police israélienne. Les autorités ont déclaré qu'elle avait effectué une série de missions en échange d'une compensation financière.

Selon les enquêteurs, le contact a débuté en octobre, période durant laquelle Abu Abed aurait accompli plusieurs tâches, notamment photographier des sites sensibles à travers Israël. Ces sites comprenaient apparemment des bases des Forces de défense israéliennes, des installations de sécurité et des raffineries de pétrole à Haïfa. Elle est également soupçonnée d'avoir transmis des informations sur un citoyen israélien décrit comme un ancien membre de l'establishment de la sécurité.

L'enquête a en outre révélé qu'Abu Abed a poursuivi ses activités malgré le fait qu'elle suspectait dès le début d'être manipulée par un agent iranien. Les paiements pour les missions ont été transférés vers un portefeuille numérique, par lequel les autorités ont déclaré avoir pu retracer et saisir plusieurs centaines de dollars liés à l'activité.

Jeudi, le parquet a déposé un acte d'accusation contre Abu Abed devant le tribunal de district de Nof HaGalil-Nazareth, ainsi qu'une demande de maintien en détention jusqu'à la fin de la procédure judiciaire.

Depuis juin 2025, la police israélienne et l'Agence de sécurité israélienne (Shin Bet) ont découvert plus de 16 affaires d'espionnage liées à l'Iran.

En février, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a chargé les autorités de poursuivre la révocation de la citoyenneté des Israéliens reconnus coupables d'espionnage pour l'Iran en temps de guerre. Un citoyen israélien sans autre nationalité serait autorisé à rester en Israël avec le statut de résident permanent, perdant ainsi ses droits de vote.

Le procureur général Gali Baharav-Miara a approuvé cette mesure, qui s'appliquerait une fois qu'une condamnation serait finalisée.